Pourquoi j'arrête définitivement toute ambition dans le poker ?

Sep 1, 2019 11:05 · 432 words · 3 minute read

Je stoppe définitivement toute ambition dans le poker.

Je me suis mis au poker pour la première fois en 2016 alors que je n’étais encore qu’un étudiant en informatique. J’étais un assez grand amateur de jeux vidéos à cette époque et voir que l’on avait la possibilité de gagner de l’argent en jouant aux cartes était quelque chose d’assez fabuleux.

Je voyais dans le poker une manière de m’émanciper : même si j’aime beaucoup ce que je fais, je ne me vois pas être développeur, derrière un écran, toute ma vie. Je voyais le poker comme une source de bonheur en quelque sorte. Une source que je devais optimiser par le travail pour avoir des rendements optimaux. J’ai lu beaucoup de livres (les deux volumes de « Le Mental au Poker » de Jared Tendler, Easy game d’Andrew Seidman…) de PDF (Maraver la NL2), de blogs (blackrain79 notamment), de posts de forum. J’ai fait mes reviews de mains de manière régulière et approfondie. J’ai joué en étant au maximum de mes capacités. J’ai adoré ce que j’ai fait. J’y ai pris beaucoup de plaisir. Seulement, je sentais que quelque chose n’allait pas.

J’avais la sensation que cela me plaisait énormément. Et seulement la sensation. Sans doute appuyé par les récits des joueurs professionnels que j’ai pu lire, j’avais l’idée fausse que le poker était fait pour moi. Je ne sais pas trop comment expliquer l’idée exacte que j’en avais. En fin de compte, c’était pour moi une façon d’avoir, à terme, une vie que les autres n’ont pas. J’avais plus en tête la finalité que les différentes étapes qui me permettaient de l’atteindre.

Mes périodes de jeu sérieuses au poker ont été entrecoupées par plusieurs temps de pause. Je pense que je me disais trop souvent que je n’avais pas assez de temps à consacrer. Et, à chaque reprise, j’avais le sentiment d’être très heureux quand je revenais aux tables après une longue période d’arrêt. Seulement, après plusieurs jours de jeu de suite, j’avais un sentiment de lassitude. Ce schéma revenait de manière cyclique avec un temps d’arrêt plus ou moins important.

J’ai finalement compris quelque chose : le poker n’était pas fait pour moi. Avoir de l’argent en jouant n’était pas une finalité en moi. Mes périodes de poker m’ont permis d’avoir une vie plus saine. J’ai aujourd’hui une routine qui me plaît beaucoup à base de méditation, de sport, de lecture et de nourriture saine. Je suis donc satisfait d’avoir tenté le poker comme je l’ai fait.

Aujourd’hui, je vais sur d’autres horizons. Je reviendrai très certainement en parler ici.

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